Dieu qu’il est beau!

Posté le Mercredi 24 juin 2009

Actuellement fleurissent sur nos abribus et autres emplacements adéquats de nouvelles affiches publicitaires pour une marque de parfum pour homme bien connue. Notre regard est accroché par un regard sombre, par la beauté intemporelle d’un homme: Alain Delon. Que penser de ce recours à une ancienne photo de l’acteur mythique. Est-ce qu’il n’existe plus aujourd’hui d’homme à la beauté magnétique parmi les égéries de notre système médiatique. Est-ce que les mannequins actuels ne sont plus vriament des hommes, mais des poupées androgynes, au visage fade et lisse… C’est cela je pense, mais aussi la force du mythe Delon. Qui plus que lui (je parle du jeune Alain Delon, pas de celui d’aujourd’hui…) peut incarner la beauté masculine. Alain Delon dans Rocco et ses frères, c’est plus qu’un acteur, c’est la rencontre du génie et de la beauté. C’est l’alchimie entre le talent excpetionnel d’un Visconti nostalgique et l’angélisme sauvage d’un Delon, tout juste débarqué dans le monde du cinéma. Beauté, sauvagerie, mégalomanie, génie….le cinéma entretiendra des rapports complexes avec le mythe Delon. Finalement si sa beauté fait encore recette, et entretient le consensus, les médias ont fini par avoir raison de l’homme, considéré généralement comme insupportable, mégalo, méchant… Je pense surtout que le milieu si ouvert et tolérant du cinéma, bien connu pour sa neutralité politique, ne lui a jamais pardonné son gaullisme invétéré, et son engagement à droite. Le monde de la « culture » pardonne les excès et les meutres d’un Roman Polanski ou d’un Bertrand Cantat, mais pas les prises de positions politiquement incorrectes d’un Alain Delon.

 

enfantjesus @ 12:14
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Politiquement très correct

Posté le Mercredi 24 juin 2009

  Frédéric Bonnaud a décrété hier sur Europe 1, dans sa chronique mal intitulée « politiquement incorrect »: « Toutes les religions ont eu pour but l’asservissement de la femme ». Il répondait aux propos du président qui disait que le port de la bourka, n’est pas une question de religion, mais de respect de la femme. Bonnaud explique alors que ça revient au même car les religions selon lui sont les promotrices de ce non-respect de la femme qu’elles veulent asservir… Belle exemple de tolérance et de réflexion philosophique de la part d’un chroniqueur qui se veut éclairé et humaniste! Je lui recommanderais simplement d’ouvrir l’ouvrage le plus lu au monde, et qu’il semble méconnaître: la Bible. Il y trouvera des odes à la femme, comme il en existe peu. Qu’il lise le cantique des cantiques, qu’ils lisent l’histoire d’Esther ou de Judith (femme ô combien asservie!!!)qu’il réfléchisse sur le cas d’une Marie-Madeleine, passée justement de l’asservissement à la liberté grâce à son Sauveur, qu’il médite, s’il en est encore capable, la vie de la Sainte mère de Dieu… voilà des femmes libérées et libres pour l’éternité s’il en est. Qu’il s’approche d’elles en toute humilité, qu’il les contemple, qu’il se laisse toucher par leur grâce infinie, et ensuite qu’il vienne reparler de la place que le Christ et l’Eglise accorde aux femmes, ces « sentinelles de l’Invisible »…

Puiqu’il se prétend libre penseur, politiquement incorrect, qu’il cesse deux minutes de répéter les niaiseries dont on nous rabat les oreilles à longueur de journée sur l’asservissement de la femme par les religions… Que M. Bonnaud fasse preuve d’intelligence (car je ne doute pas qu’il en soit pourvu!) et d’audace, qu’il cesse de hurler avec les loups et montre un peu d’indépendance d’esprit. Qu’il refuse l’asservissement à la pensée unique…

Je finirai juste par lui rappeler aimablement que  bien souvent: »à voir ce que l’on fut sur terre, et ce qu’on laisse, seul le silence est grand tout le reste est faiblesse ». Alors je vous en prie M. Bonnaud parler vrai ou taisez-vous!

enfantjesus @ 11:53
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Thomas More

Posté le Lundi 22 juin 2009

Aujourd’hui nous fêtons la Saint Thomas More. Je profite de l’occasion pour chanter les louanges de cet éminent politique Anglais. C’est pas souvent que je loue le génie d’un ressortissant de la perfide Albion! Mais force m’est de reconnaître que bien qu’Anglais, Sir Thomas More est un homme admirable. Déjà c’est un saint, marié et père de famille, qui n’a pas fini au couvent, ce qui prouve son esprit original et peu conformiste… Homme politique, solidement ancré dans la vie sociale de son temps, ami cher au roi, il a su rester sourd aux appels de la gloire et la vanité pour se consacrer entièrement à la Vérité, quelqu’en fut le prix à payer. Et ce prix il le paya. Pour avoir refusé de donner son accord au divorce du roi, auquel il était attaché par une longue et réciproque estime, il s’est vu rejeté, abandonné, puis condamné par celui qui se disait son ami.  Le roi, son ami, qu’il tentait envers et contre tous, d’élever audessus des eaux troubles de la terre, ce roi qui lui devait tant et à qui il ne réclamait rien, cet ami, c’est lui qui signera son arrêt de mort. Le silence de Thomas, criant au monde la vérité, lui a gagné la couronne impérissable du martyre. Thomas More offre la preuve vivante que le courage politique n’est pas vain, et que le monde a besoin de voix forte pour faire rententir la Vérité.

Puique Thomas More est le patron des hommes politiques demandons lui de veiller et d’intercéder pour notre cher président, qui s’il est loin d’être un saint, aurait certainement plus à Thomas, pour son courage…et son éloquence.

enfantjesus @ 21:30
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Un peu de poésie…

Posté le Lundi 22 juin 2009

Notre Dame de Chartres

(Charles Péguy)

Étoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l’océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape; 
 

Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine.
 
Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.


Un sanglot rôde et court par-delà l’horizon.
À peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d’appel.
L’épaisse église semble une basse maison.
 
Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.
 
Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce on fait de ces travaux
Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.


(…)

Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d’un seul enlèvement,
Et d’une seule source et d’un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.
 
Tour de David voici votre tour beauceronne.
C’est l’épi le plus dur qui soit jamais monté
Vers un ciel de clémence et de sérénité,
Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.
 
Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu’au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir.
 
C’est la gerbe et le blé qui ne périra point,
Qui ne fanera point au soleil de septembre,
Qui ne gèlera point aux rigueurs de décembre,
C’est votre serviteur et c’est votre témoin.
 
C’est la tige et le blé qui ne pourrira pas,
Qui ne flétrira point aux ardeurs de l’été,
Qui ne moisira point dans un hiver gâté,
Qui ne transira point dans le commun trépas.
 
C’est la pierre sans tache et la pierre sans faute,
La plus haute oraison qu’on ait jamais portée,
La plus droite raison qu’on ait jamais jetée,
Et vers un ciel sans bord la ligne la plus haute.

(…)

Nous arrivons vers vous de l’autre Notre-Dame,
De celle qui s’élève au cœur de la cité,
Dans sa royale robe et dans sa majesté,
Dans sa magnificence et sa justesse d’âme.

(…)

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.
 
Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu’il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.
 
Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l’absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.
 
Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons raclé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappelez votre miséricorde.
 
Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre Purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.

 

 
 

enfantjesus @ 15:00
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Posté le Lundi 22 juin 2009

Beintôt les vacances… le bonheur!

enfantjesus @ 14:05
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